Tout a commencé en 1994. Cette année-là à Villeneuve, une bande de copains se retrouvait souvent pour pratiquer le roller, principalement autour d’un tremplin construit de manière «artisanale», sur lequel ils pouvaient faire des figures ou des concours de saut en hauteur.

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Nos débuts au Parc des Chanteraines de Villeneuve-la-Garenne


Côtoyant cette bande de copains et saisissant leur intérêt pour le roller, Murat, un animateur du centre de loisirs communal de Villeneuve, décida en février d’organiser une activité «street-hockey» au sein du centre de loisirs. Pour cela il se munissait de crosses en plastique et d’une petite balle, et allait avec ses ados sur un terrain de basket communal pour taper dans la balle. Il réorganisa cette activité plusieurs fois, les jeunes ayant rapidement pris goût à ce nouveau jeu. il etait

Un jour notre bande de copains, en voyant jouer les jeunes inscrits au centre de loisirs, ont voulu tenter l’expérience. Tout le monde étant rapidement devenu accroc, l’activité s’est exportée hors du centre et s’est banalisée avec un rendez-vous fixé chaque samedi et dimanche. Les jeunes se retrouvaient sur un terrain de basket pour tous en face du gymnase Philippe Cattiau. Les semaines passant, ces rencontres impliquaient de plus en plus de jeunes rollermen en herbe, et la place venait à manquer sur le terrain de basket…l’activité s’est alors déplacée dans la grande pataugeoire vide et inoccupée du Parc des Chanteraines.
Mais les équipements y étaient toujours rudimentaires : les quads (patins à l’ancienne avec 2 lignes de 2 roues), les courtes crosses en plastique empruntées au centre de loisirs, la petite balle en plastique plutôt atypique, et pour certains des genouillères limitant les égratignures liées aux chutes...

Plus tard Luc, l’un des 3 initiateurs adultes du roller à Villeneuve avec Christophe et Murat, est venu jouer au hockey avec un jean sur lequel était apposé le sigle suivant: "fdb". Il a alors appris à tous qu’il avait voulu donner un nom à la bande : les Fous du Bitume. Ce nom représentait bien les jeunes qui ne pouvaient assouvir leur nouvelle passion que sur les espaces bitumés, par tout temps, et qui ne craignaient pas de s’y affaler pour s’amuser.

Puis le street-hockey est devenu roller-hockey... en jouant semaine après semaine, mois après mois, les jeunes «fous du bitume» ont progressé, et pris leur passe-temps favori de plus en plus au sérieux. Ils se sont cotisés pour acheter un palet, certains ont acheté des crosses en bois (Mylec, Cooper), plus robustes et adaptés à leur nouveau sport de loisir...